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Jeux scouts: Les pauvres et les riches
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Les pauvres et les riches


Explications pour organiser ce jeu

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Catégorie: Petits jeux d'intérieur
Posté par Moky |
2 heures
Age: de 8 à 12 ans
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Pertinence: 11 %

Description:
Je mettrai une version "plus lisible" sur mon site
http://student.ulb.ac.be/~lclaesse/.
En attendant, voici le fichier LaTeX...

\documentclass[a4paper,10pt]{article}

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\newcommand{\defe}[1]{{\bf #1}}

\numberwithin{equation}{section}


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\begin{document}

\author{Baloo\footnote{Ex-chef à la Meute Waingunga de Saine-Suzanne, calgebre@hotmail.com}}
\title{Les riches et les pauvres}
\maketitle
\begin{abstract}
Ce jeu est une très intéressante expérience de sociologie durant laquelle les louveteaux servent de cobaye pour voir jusqu'à quel point la méchanceté, le goût instinctif du pouvoir et de l'écrasement des pauvres par les riches est l'apanage est adultes. Peut-être est-ce finalement que la société qui corromp plus vite que l'on ne l'aurait cru\ldots
\end{abstract}

\section{Le commencement du jeu}
C'était lors d'un WE dont le thème était \og l'évolution\fg. En évoluant du vendredi au samedi soir, les sizaines (qui représentaient chacune un peuple) avaient acquis un certain nombre de richesses de différents genres : connaissances, industries,...

Dimanche matin, un tremblement de terre survient et les sizaines perdent tout petit à petit. Nous avons résumé toutes leurs richesses en un seul nombre qui exprimait les \og ressources\fg\ du peuple. Un représentant de chaque sizaine venait chacun à son tour pour tirer un nombre entre un et douze, ce nombre représentant combien de ressources ils avaient perdus lors de la secousse. Il y a des secousse jusqu'au moment où une sizaine a tout perdu; à ce moment, toutes les ressources que la sizaine détruite possédait au départ sont partagées entre les sizaines à qui il reste encore des ressources (parcque ces autres, moins touchés par le séisme sont encore assez riches pour reprendre les commerces détruits et pour stocker ce que les entrepos des plus touchés avaient laissés à l'air quand ils se sont écroulés). La sizaine qui a ainsi tout perdu se trouve classée parmis \defe{les pauvres}.

On continue ainsi jusqu'au moment où la moitié des peuples soient classées parmi pauvres, les peuples restants étant déclarées \defe{riches} : ben oui, elles possèdent toutes les richesses.

\section{Le jeu proprement dit}
Signalons d'emblée que le jeu n'a aucun but : nous expliquons aux louveteaux ce qu'ils peuvent faire en tant que riches ou que pauvres, mais nous n'avons pas du tout dit quel était le but, ni la manière dont nous décideront le gagnant. C'est à eux de décider de la façon dont le jeu se déroulerait et de décider le but qu'ils se fixeraient. Note importante : nous n'avons pas fait remarquer aux loups que nous n'avions pas donné de but au jeu; il est intéressant de remarquer qu'ils ne se sont pas du tout posés la question : quand il y a deux camps, le but est dans leur tête automatiquement de détruire l'adversaire. Bref...

Les règles liées à l'un et l'autre camp ont intérêt à être expliquées séparément : gain de temps et de réalisme.
\subsection{Les riches}
Un peuple riche reste riche tant qu'elle a plus de $n$ (à décider d'après le nombre de ressources qu'ils ont au début) ressources par personnes dans la sizaine. Des attaques venant des pauvres leur font perdre des ressources (cf \ref{lespauvres}). Quand un peuple n'a plus assez de ressource, il devient pauvre.

Les peuples riches doivent construire un camp.
\subsubsection{Ressources et technologies}
Pour en produire des ressources, il leur faut passer des épreuves chez des chefs. Une épreuve leur fait gagner un certain nombre de ressources d'après leur niveau technologique (plus leur niveau est haut, plus ils gagnent de ressources par épreuve réussie). Pour gagner de la technologie, c'est de plus en plus difficile : pour arriver au niveau un, il y a une épreuve à faire avec un loup, pour arriver au niveau 2, il faut deux loups, etc. Plus donc un peuple veut monter en technologie, plus il est obligé de baisser le nombre de défenseur de camp.

Entre riches, ils peuvent se donner des technologies : il suffit qu'un délégué des deux sizaines (deux sizaines riches) se serrent la main devant le chef responsable des technologies pour que les deux soient à même niveau (le plus haut des deux).

Ils perdent des ressources en devant maintenir l'ordre, à mesure que l'agitation sociale monte
(voir \ref{agitation}).

\subsubsection{Agrandissement de la famille riche}
Ceci est le point fort du jeu !!
Les riches peuvent accueillir des pauvres. Il suffit qu'une sizaine riche dise à une pauvre \og viens avec nous\fg\ devant un chef témoin, et la sizaine pauvre est riche. Là où c'est pas simple, c'est la question des ressources : une sizaine riche n'a pas assez de ressources pour accueillir tout de suite une pauvre car il faut qu'il y ait toujours $n$ ressources par louveteau riche. Mais cet obstacle n'en est pas un longtemps : en montant un petit peu en technologie, et en passant quelques épreuves, une sizaine riche peut très rapidement avoir assez de ressources pour les partager (en donner au nouveau venu assez pour qu'elle soit riche).

Ce qui est formidable, c'est de voir si les loups penseront que cette option est tout à fait réalisable (sans violence), et permet de finir le jeu en une demi-heure sur le constat que tout le monde est riche et uni\footnote{dans notre cas, on a terminé le jeu en une heure et demi sur le constat que tout le monde était en guerre et que les riches n'allaient pas tarder à devenir pauvre (manque de ressources).}.

\subsection{Les pauvres}\label{lespauvres}
Les pauvres ont trois passe-temps possibles : se tourner les pouces, taper sur la gueule des riches ou bien faire monter le niveau d'agitation sociale -- niveau d'agitation qui sert somme toutes à taper sur la gueule des riches. Bref, les pauvres attaquent des riches.

Pour ce faire, ils doivent entrer dans un camp de riche (les riches ont un camp, pas les pauvres qui n'ont rien à perdre). Quand un pauvre entre dans un camp riche, la sizaine pénétrée perd une ressource (ou plus, à adapter au nombre total en jeu).

Pour entrer dans le camp, il y a deux moyens : soit on parvient à y entrer sans combat, soit on se fait toucher par un riche et on gagne le combat. Le combat est simple : le riche a un bas rempli de farine et le pauvre a une craie. Celui qui met une trace sur l'autre a gagné. Si le pauvre gagne, il rentre et le riche perd une ressource, tandis que si le riche gagne, le pauvre doit attendre un autre combat ou bien attaquer une autre sizaine riche.

Le combat a l'air inégal ?? Pas tout à fait. Au début du jeu, les combats se font un contre un, mais les pauvres peuvent faire tourner les choses à leur avantage en augmentant le niveau d'agitation sociale.

\subsubsection{L'agitation sociale}\label{agitation}
Le niveau d'agitation sociale est de $1$ au départ. Ca veut dire que les pauvres contre les riches se battent à un contre un. Pour le faire augmenter, il faut qu'un maximum de pauvres se réunissent pour faire une manifestation publique : genre un pyramide, un discours\footnote{Dans notre expérience, les discours des loups étaient dignes d'une quatrième internationale.}, un spectacle,... à l'imagination des loups. Quand le niveau monte, toutes les sizaines riches perdent immédiatement des ressources (frais de police liés à l'agitation). A chaque augmentation du niveau d'agitation sociale, le nombre de ressources perdues est plus grand. D'autre part, lorsque le niveau est de $k$, les pauvres se battent à $k$ contre un. C'est dont toujours le riche qui a l'avantage de l'arme (bas de farine contre craie), mais le pauvre a de plus en plus l'avantage du nombre.

Pratiquement, quant le niveau monte, le chef qui s'en occupe passe dans les camps riches prendre des ressource, et siffle $k$ coups de sifflets pour que tout le monde soit au courant que les combats changent. Quand un pauvre qui attaque se fait toucher par un riche, il appelle à la rescousse $k-1$ pauvres qui vont l'aider.

L'idée à suggérer aux pauvre est qu'en augmentant le niveau d'agitation sociale, ils ont plus de force contre les riches, et peuvent ainsi les forcer à les accueillir dans le clan des riche, sous peine de perdre trop de ressources et de devenir pauvre.

\section{Matériel}
Des craies, des bas, de la farine et de quoi tirer des nombres au hasard.

\section{L'intérêt}
Lorsque nous avons joué ce jeu, il a très bien prit. C'est le seul que j'aie vu jeu après lequel les loups soient restés en groupe durant le repas : les riches s'étaient mis à droite et les pauvres à gauche, avec un mètre de séparation entre les deux (alors que le jeu était fini !). Ce fut en quelque sorte une appartheit spontanée (certains croient que la méchanceté est l'apanage des adultes).

Spontanément, énormément de comportements \og adultes\fg\ se sont mis en place : mépris du pauvre par les riches, lutte des classes, principe de terrorisme et plan de paix qui coule par la faute d'un seul pauvre qui attaque.

Une intéressante base de discutions sur beaucoup de sujets liés à la cohabitaiton de riches et de pauvres.
\end{document}


Matériel:
tout est dans le fichier tout tapé...

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